Notes photographiques prises (de temps à autre) à l'atelier, ces derniers mois, en marge de la ReFeRe.
Réseaux Ferrés Réunis - Maquette au 1/87e - voie de 9 mm - par Alain Fraval
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Ça fume. Les sombres réactions chimiques à la base des activités de transformation de déchets en ordures (et réciproquement) qui sont le fond de commerce de la ReFeRe et justifient son trafic ferroviaire (voir la page Des bidons de quoi ?) produisent de la fumée. Une fumée blanche anodine : ça cache quelquechose... Plusieurs dispositifs fumigènes sont à la disposition du modéliste : les systèmes de constructeurs pour les usines de nos réseaux (Faller, Sleuthe…) « au 1/87e », les générateurs de fumée pour vérifier l’étanchéité, pour faire fuir les voleurs, pour l’entraînement des pompiers, pour dissimuler des militaires, pour arrêter un match de foot, pour créer une ambiance au théâtre, pour calmer les abeilles, etc. Tout ça coûte fort cher et/ou est trop volumineux. Il y a bien sûr des plans sur Internet mais c’est compliqué et dangereux. En attendant, voici un premier essai. |
L'installation
est simple : 2 boîtes de conserve comme support et cendrier, un sachet
"made in Thailand" de bâtonnets senteur "fruits rouges du Québec", un
allume-gaz à gaz. L'amovabilité de la superstructure, à 4 cheminées,
était prévue (pour une fois...).Il est important que l'odeur soit reconnaissable et surtout distinguable de celle du carton brûlé. Dans la plupart des cas, on aura eu le temps de prendre la photo. | ![]() |
| À plus tard pour la révélation des moyens propres à faire de la fumée sale, noire jaunâtre, celle qui sied dans ce genre de payasage. Si jamais le les trouve et y survis. |
Soudure, fer à souder... il s'agit d'alourdir la
petite loco 020 "Ms", un peu mal en point et très encline
à planter un chou sur les voies - pourtant impeccables (?) - de
la ReFeRe. De l'étain, donc, faute d'uranium appauvri, en barres
(collées à la colle à bois le long de la
chaudière) ou moulé en place dans des appendices pairs
longitudinaux à placer sous la caisse, tout au bord. Le "moule"
est en carton, peint à l'acrylique. Il supporte très bien
l'opération, sans crier ni même fumer. Ce qui
dépasse sera limé.![]() La loco sera remise en service et fera la preuve de la force de son caractère... Bref, grâce à sa bonne bouille, elle servira surtout de sujet pour les photographes.
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La façon de construire les wagons n'a pas
varié : plancher, parois latérales et dossiers sont
découpés dans une feuille de Canson Arches 300 g satin
(pour les aquarellistes exigeants), les pliures sont marquées et
la peinture est appliquée au rouleau.
Ici, un futur engin spécial à base de porte-rouleaux de feuillard (?), le chargement (échelle N) étant conservé. Les pièces rapportées sont préparées à part.
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C'est très spécial et très complexe,
avec une cabine donnant sur un couloir, une sorte de galerie
latérale (véranda ?) devant des trémies
surplombant des turbines, un passage à droite... Plus un bras
(blanc). À quoi ça peut servir ?
En tous cas, on aura pris soin de décorer l'intérieur avant de fermer la paroi et de la coller. Le résultat : un très intrigant véhicule, qui se croit photogénique. Il est lié par deux tuyaux à un porte-réservoirs : il récupère quelque-chose de liquide ou de poudreux, ou il injecte une substance ou il nettoye, ou ? |
Atelier de peinture : pose de la première couche.
Après séchage, un coup de papier de verre très
fin. Puis repeinture, etc.
Atelier de découpage (c'est dans n'importe quel ordre !) |
Il
n'y a pas que les wagons à construire. Ici le centre commercial
de la gare de Noir. Carton vergé (pour encadreur exigeant) et
autres qualitéset épaisseurs.
Peinture avant collage puis retouches, patine générale, mise en place de bidules de superdétaillage, très souvent de petits tronçons - voire des rondelles - coupés (bien droit) dans de la gaine de fil électrique. Plus des "réclames" découpées dans des emballages.
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Sur un réseau, le modéliste exigeant a
besoin de sciure. Telle quelle pour figurer des restes de
végétation, un sol râpeux... ; la sciure est
versée en pluie sur le substrat enduit de colle ou
soufflé avec un tube (notre "canon à particules"). Ou en
mastic, liée par de la colle diluée, pour colmater,
enduire... ; application au couteau à palette (de peintre),
ponçage et percement possibles une fois sec.
Le modéliste paresseux récupère dans un pot la sciure de ses divers bricolages domestiques, voire en emprunte à son ami menuisier. Mais le top, c'est la fabrication ad hoc, avec un bois choisi (densité, couleur, etc.).
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Le
carton (gris, blanc, bois...) est la matière première de
râpures et poudres très utiles, utilisables comme la
sciure.
Quant auxs particules de pierre, dont on ne saurait se passer, elles s'obtiennent soit au marteau (sur une enclume) et aux tamis, soit, pour la farine très fine, par percement de trous dans un bloc - à la grosse perceuse à percussion, pas à la Dremel.
À suivre A.F.
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