La Nuit américaine - mai 2008logo
Réseaux Ferrés Réunis - Maquette au 1/87e - voie de 9 mm - par Alain Fraval

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La nuit américaine, c'est la nuit en plein jour et c'est du ciméma

Le ciel est-il réellement aussi opaque qu'obscur au-dessus de la Collerie et de ses voisins ? La pollution atmosphérique s'est-elle coagulée en une purée de pois maronnasse ? Le soleil ne se lève-t-il pas en cette saison dans l'Hémisphère où, on le sait, la ReFeRe exploite son réseau archipélagique ?

Ou la microsidérocybersphère n'a-t-elle droit qu'à ces images ternes et dégradées pour une raison littéraire ? Il se dit dans les milieux branchés de la francophonie qu'un ouvrage (en couleurs et en papier) est en préparation et que son auteur réserve à cette publication les meilleurs clichés (avec la plus belle lumière) des nouveautés les plus épatantes (selon son jugement).

Une vue d'hélico pour commencer cette série désordonnée de photos. L'heure de prise de vue n'est pas fournie ; on peut essayer de deviner...
La photo ne révèle rien de nouveau, à part que la lumière a été réinstallée au sommert du Pentagone.
Un chantier ordinaire : pour creuser un trou modeste, une demi-douzaine de piocheurs-pelleteurs, un ingénieur, un caporal, 2 wagons dont un porte-brouette, une loco...  De l'autre côté des voies on est très occupé également.
Il fait très très noir et il se pourrait bien qu'on soit vraiment le soir : non loin du glisseur vert au repos, l'ouvrier - lui - fait des heures sup. L'éclairage est fourni par l'employeur.A propos de littérature (de gare), ce quai, tout plumitif le sent, est un puissant ferment d'inspiration : goncourtifiable sera l'écravain qui saura livrer les paroles et les sentiments échangés entre les tuyaux rouges et le lampadaire qui a un penchant... Dialogue qui sera fracassé par l'arrivée du train.
Voilà qui situe notre stakanoviste dans son environnement.
Et met à jour, si je puis dire, un rassemblement d'individus sous un lampadaire en panne (à tirer au clair !).
Et révèle le double reposoir à glisseurs - où ils (se) reposent moteurs coupés, livrés aux soins patients et experts du personnel d'entretien, entre deux missions.
Sur quoi glissent les glisseurs, en ces sombres temps ? Les cieux noirs répandus ? Du pétrole ? Trop cher. Du bitume récupéré en fusion ? Du coaltar, disent les Preiser.
Avec un peu de recul (et le minimum de photons), un bâtiment apparaît (à droite). Avec sa cheminée, il ressemble à une centrale électrique désaffectée qui n'aurait pas été dépolluée..
On en saura plus dans un prochain reportage... Sujet sensible !
Surpris par la nuit, le glisseur 4x4 bleu chargé d'une voiture bleue, tous feux éteints, se faufile furtivement au pied des murailles de concrete.
Sans doute un épisode du roman ébauché ci-dessus...

À part ça, où en est la maquette ? Elle est accrochée au mur de mon atelier ; sa photo vaut tous les plans, non ? La règle de 50 cm donne l'échelle.
Rapide visite : en haut, la centrale dont il vaut mieux ne pas parler ; à droite, la Collerie ; au centre, la Petite Chimie (surmontant le Chantier ordinaire) ; à gauche, la Montagne dont nul ne sait ce que ses entrailles recèlent.

La RefeRe : fin mai 2008 / Alain Fraval

À suivre...

A.F.


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