Sale bête ? - juillet 2008logo
Réseaux Ferrés Réunis - Maquette au 1/87e - voie de 9 mm - par Alain Fraval

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Citius, Altius, Fortius
Premières Olympiades ferroviaires

De patients essais l'ont vérifié : haut le pied ou attelés, plusieurs engins moteurs du parc de la ReFeRe bouclent le Double-Huit. Ils font même plusieurs tours, dans un sens et dans l'autre, s'arrêtrent (aucin mérite !) et repartent sans assistance (miracle !).  

Il était temps d'organiser une compétition, qui galvanise les troupes et refasse la démonstration de l'excellence de la ReFeRe. Du fait d'une pollution moindre (on n'est pas à Pékin) et d'une luminosité relativement généreuse, tous les records ont été battus. 

Le lieu : le Double-Huit (qui évoque 2 anneaux olympiques). Le riche programme comportait des épreuves variées, de vitesse pure, d'attelage, de traction de précision...

Le clou de ces Olympiades ferroviaires aurait dû être la présentation et les prestations (parcours de démonstration, épreuves de vitesse, courses et pose devant les photographes) du plus moderne des automoteurs, la Belle Bête - sous les applaudissements. Une polémique a surgi et les gens sont repartis inquiets. Reverra-t-on cet engin ?

Le Switcher bleu, bousté par le turbo (bleu) qu'on venait de lui installer, explose le radar.
Aucun Preise, aucun Noch n'a été maltraité durant cette expérience extrême. On voit bien que la voiture est vide. La cabine aussi. Le convoi était télécommandé depuis un poste éloigné par un téléconducteur protégé par plusieurs épaisseurs de concrete.
Lui, à guche, c'est le bien connu Fend-la-bise, qui fait le funambule sur une voie en suplomb. Hors concours ! On sait bien qu'il n'a pas de moteur, tout au plus peut-il prétendre à se faire poussr, simple voiture, au museau (r)affiné toutefois.

On dirait que l'épreuve de dragsters, organisée clandestinement (de nuit tous feux éteints, pas de photo) en marge des Olympiades officielles, a légèrement modifié l'alignement des voies. Et il manque une bande de concrete.
Épreuve de coordination. Il s'agissait de faire passer un convoi d'une voie sur l'autre. Aucun aiguillage ne les relie et il faut user des services du Glisseur vert. Planification rigoureuse, révision des matériels et des logiciels, entraînements intensifs, exercices mentaux... sont les clés d'un éventuel succès dans cette discipline.
L'usage de la moindre grue verte est considéré comme du dopage.
Le Cafard !
C'est un automoteur bibogie où tout est pensé pour transporter des gens dans les meilleures conditions de confort et de vélocité.  Puissant, endurant, économe et silencieux, répondant à tous les critères de l'autorail écodurable.
En tous cas c'est ainsi que la Direction l'a présenté. En le baptisant "Belle Bête".
Peut-on lui faire confiance ?
Une halte impromtue bien organisée a livré l'engin à l'admiration spontanée du personnel. Au premier plan, deux connaisseurs partagent  leur ravissement. A gauche, de simples pelleteurs-piocheurs accourent, intrigués et émus.
Mais l'ouvrier à droite : il tire son chapeau aux concepteurs-réalisateurs ou il se gratte la tête ?
Car un bruit a couru, assez vite - peut-être une simple "légende ferroviaire" : cet engin n'est pas innofensif.
Que disent les tenants de la théorie du complot ? Que ses formes rappellent trop celles d'un célèbre avion furtif, que son assymétrie est louche et déstabilisante, que ses performances sont trop belles, que nul n'a jamais été vu dans la cabine, que ses capots sont trop gros pour ne loger que des moteurs, qu'il ne porte aucune marque...
Bref il s'agirait d'une "locomotive de surveillance" faite pour arriver par surprise dans le dos des travailleurs et les fiilmer en train de réfléchir - autrement dit les harceler.
D''ou le surnom de Cafard qui lui a été tout de suite attribué.
Supposons que la Direction ait voulu créer (à fins d'amélioration de la transperence des activités) un engin de cette espèce ; a-t-elle réussi ? La photo ci-contre est troublante : le travailleur en bleu (qui prétendra se diriger vers son établi) ne lève pas un cil...

À l'ASAF, on se défend de toute intention maligne. On admet que ça a exixté, en vapeur vive (et que c'était peu discret) et on montre un vieux document (ci-contre, à droite).  Aucune ressemblance !
Pourtant...  L'AGV était absent de ces Olympiades. Pas parce qu'il aurait écrasé la concurrence, mais du fait qu"il est toujours en chantier. Et toujours dans le même état, strictement. À chaque fois qu''une séance de photo est organisée, un personnel nombreux, habillé proprement, converge et se place. Puis...Si le Cafard est bien ce qu'on craint de croire, si le personnel ne bricole pas de bons radars de détection, l'avenir sera plus laborieux.

A.F.


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Le Double Huit - février 2006home