Le Double Huit est bouclé - juillet 2007logo
Réseaux Ferrés Réunis - Maquette au 1/87e - voie de 9 mm - par Alain Fraval


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Le Double Huit - février 2006. Bidonnages... La Collerie (Album n°29)

Conceptuellement, il s'agit (suivre les liens ci-dessus) d'un réseau-monde insulaire en forme de 8 desservant, par une voie "double" diverseses installations comme une usine de colle, déjà présentée. "Oasis" (c'est son nom officiel et promotionnel) relié au reste de l'univers habité par des glisseurs capables d'emporter un ou plusieurs wagons et glissant sur la matière indiquée ci-dessous.
Modélistiquement, voies, bâtiments et abords installés sur une coque autoporteuse creuse en carton constituée d'une épine dorsale avec des appendices. Ensemble  prévu pour fonctionner posé sur une table recouverte d'un film imitant la mer, une lagune, une sebkha, une merja, un lac salé, un bourbier ou rien de connu. Et pour être accroché au mur pour ne pas encombrer l'atelier. Une réalisation très étirée dans le temps, sans jamais perdre de vue les principes de la strepsidromique.

La seconde boucle du huit étant bouclée ferroviairement, au moins sur une des deux voies, un rapport d'étape s'impose. Un document technique pour montrer les étapes de la construction et expliquer les méthodes employées.

 Bonne lecture !

Diaporama : clqiuer sur les  imagettes pour voir les photos en grand.    


Dessiner un plan, c'est bien, établir une maquette 1:1, ça me va mieux. Des bouts de carton (dont des courbes prédécoupées) tenus ensemble par des pinces figurent, en relief, le projet pour la seconde boucle.
Le réseau partiellement fini est posé sur une plaque de CP (250 x 122 cm).
On voit à droite la Collerie, doublement encercée par les voies du Double Huit et traversée par une voie de service  reliée au réseau principal  par une rampe circulaire (et audacieuse).
Des échappatoires, au niveau le plus bas, mènent à des terminaux (interfaces avec les glisseurs). De la voie haute part  un embranchement vers le Dépôt - à gauche de la photo - mis là pour faire joli, car il est trop lourd pour demeurer accroché au module.





Le poids... Le moignon de prolongement des voies passant au dessus est assez complexe et la nécessité de renforcer le croisement m'apparaît vite. D'où des structures pontifiantes aussi structurées qu'improbables - mais on dira que ce sont des traces de tracés anciens, des repentirs des premiers exploitants préréféresques.


Le voilà, cet élémentt tarabiscoté, vu de dessous, avant sa soudure au réseau. Piliers, petit atelier dans une caisse de wagon, murs, dépôts... Un monde pour rats et blattes. Le pont est de taille (juste) à laisser passer un glisseur (petit modèle).


Le même élément, vu d'hélicoptère, avec à droite des stocks de matériaux indescriptibles, au centre le pont et à gauche la niche de l'atelier (cf ci-après).
La finition est autant que possible faite à ce stade, sur l'élément encore très maniable.



Aucune place n'est perdue - ou alors il y a une bonne raison. Ici, une caisse de wagon repose et on y travaille, la preuve, c'est éclairé !
Piliers, poutres et murs en concrete - ad nauseam - et toujours en carton peint à l'acrylique + colle à bois + sciure + pourdre de pierre calcaire + un coup de papier de verre. Prévoir 2 ou 3 couches.


Annoncé depuis la case juste au dessus, le croisement renforcé par une "passerelle" noire à nervures bleues et un pont ferroviaire dont la plate-forme va être taillée et posée.


La plaque de CP reste bien à plat, le circuit est encore posé dessus, mais sur sa tranche. Une vue rare en modélisme ferroviaire. A gauche, le squelette du paysage en construction : une "montagne" sur et sous laquelle courront les voies prévues.


Vue rapprochée des couples, murs, entretoises, parois et autres frêles rigidificateurs.
Tout ceci en carton peint (acrylique) sur les deux faces avant collage en place.



J'en profite pour voler une vue depuis l'espace (c'est bien mieux que Google Earth !) du bâtiment multi-fonctions de la Collerie. L'ouvrier garde bien les pieds sur terre : c'est un adhérant qui ne va pas me lâcher.



Je repose le réseau à plat et  reviens à la géomorphologie au 1/87e. Le degré zéro de la montage est au centre en bas de la photo. Son aspect évolué est à droite - couleur sciure (et c'en est). A gauche, les cases sont remplies  par des boules de papier-journal surmontées de charpie de sopalin. Sur cette moelleuse base seront étalées au pinceau des bandelettes du même matériau, imbibées de colle à bois diluée.



De nouveau en dessous, pour se rendre compte de la quantité de littérature journalistique qu'il faut mettre en oeuvre.
Je laisse sécher jusqu'au lendemain, au moins.



Pendant ce temps, je peux m'occuper des plate-formes des voies, les disposer, réfléchir, les retailler, considérer le résultat en fermant un oeil, ajuster. Et même ne pas suivre le projet initial et coller. Mais ce n'est jamais irrémédiable. Carton et sopalin se retaillent (à la scie au besoin) et se recollent... 



De même la voie (Peco N) se décolle et se récupère. Ce n'est pas une raison pour faire n'importe quoi.
C'est sec ? Je repasse sous le réseau (en restant fièrement debout) et enlève le papier en trop que j'évacuerai dans le conteneur ad hoc et dégueulasse sur la place du village.. Il pourrait servir à d'autres montagnes !



Soufflette et aspirateur.
Puis revue de détail et repérage des zones faibles. A droite, il y a comme la promesse d'un trou - à colmater tout de suite avec du sopalin (2 ou 3 couches).  et de la colle.






 Pour parfaire la "montagne" (en réalité des déblais anciens) : sopalin, colle (diluée), sciure fine (fabriquée à la lime électrique), mastic de menuisier (sciure + colle), couteau à palette. Les coins sont bien soignés et la voie sera placée après.


Chantier de reprisage d'une déchirure dans la croûte terrestre... Mêmes outils et matériaux.
Les plaques de plomb sont :
1) un clin d'oeil à JD
2) des suppléments de gravité (des masses qui font poids, quoi) pour bien plaquer sur le marbre (en contre-palqué et pas assez plan) un ensemble qui, la colle séchant, aurait comme une tendance à se rebiquer ;
3) un tuyau dont j'ai bien profité.
Des rails sont posés, une voie est bouclée. Un wagon (sans personne dedans) a été poussé dans la pente et n'a pas déraillé.
En bas, une machine à abaisser un seuil de façon à ce que la voie qui passera là ne soit pas - suite à un calcul trop précis - réservée aux wagons plats.
La voie supérieure est prête à être posée, qui passera sous la voie très supérieure.
On verra ça  au prochain compte rendu .

Réellement. Comme le reste de ce réseau multi-modules, ce Double Huit est la reproduction respectueuse et scrupuleuse au 1/87e d'un drôle de lieu pas drôle, un peu hors du temps et complètement hors de la géographie, mais plein de rails (écartés de 77,7 cm), que je connais très bien. La maquette que je construis est la transposition d'un site nommé officiellement l'Oasis, ce qui fait insulaire, tropical, fructifère (voire légumifère), reposant, réparateur et, dans les cas désespérés, salvateur. Sur place, on se rend vite compte que, allez savoir pourquoi, les personnels de la ReFeRe ne l'appellent pas autrement qu'Alcatraz.

à suivre... 

Strepsidromique : le mot mérite une nouvelle entrée au Glossaire ; sa signification s'éclaire par sa construction à partir de 2 racines grecques : strepsi = tordu et drome = voie, chemin.  [vu] home

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